lundi 25 novembre 2013

Les phylactères fourmillent au « Bunker »

Paula Cloutier, Raphaël Guilbault, Jessica Tremblay et Kathleen Paquet-Béliveau, quatre des étudiants de la concentration BD de l'UQO, s'apprêtent à lancer le premier numéro d'une BD collective, Le Bunker.
MARTIN ROY, LEDROIT


Un groupe d'étudiants du programme BD de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) profitera du retour des Rendez-vous de la BD de Gatineau pour lancer, vendredi, à la Maison du citoyen, le collectif LeBunker. Ce recueil d'oeuvres de 92 pages en noir et blanc est articulé autour du thème des contes et légendes.


Il s'agit d'un premier volume, car Le Bunker vise une parution annuelle, souligne Raphaël Guilbault, dont le trait précis et réaliste orne la couverture du recueil. Loué par ses pairs pour «son sens du détail et son côté savant fou», il signe aussi un récit mettant en scène Pinocchio. Sous la plume de cet étudiant en deuxième année, qui s'est auparavant essayé à l'ébénisterie, le pantin de bois n'a guère envie de devenir un petit garçon.

Le Bunker n'a pas la vocation de remplacer le collectif Plan B que concoctent chaque années des étudiants de l'École multidisciplinaire de l'image (ÉMI), incluant ceux du programme en design graphique.

«Plan B, c'est du travail parascolaire qu'on se donne pendant la session d'études; Le Bunker, c'était du travail supplémentaire pour se garder actif durant l'été dernier», expliquent en rigolant trois des piliers du collectif, Kathleen Paquet-Béliveau, Paula Cloutier et Jessica Tremblay. Les deux premières font partie de sept finissants du bac en BD; Mme tremblay achève sa deuxième année.

L'équipe attendait impatiemment d'aller chercher l'ouvrage chez l'imprimeur, qui devait le leur remettre mardi, au lendemain de notre passage au «Bunker», nom donné au local du pavillon Lucien-Brault normalement réservé aux finissants qui «planchent» sur leur travail de synthèse, mais que l'équipe s'est approprié.

Apprendre «le découpage graphique, le rythme et la juxtaposition intelligente des images» ne leur suffisait pas. L'étape de la publication leur «donne un avant-goût» de ce qui les attend dans ce métier, dont «le montage et l'impression», notent les deux finissantes, qui ont supervisé cette partie du travail.


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